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Apprendre à gérer la fièvre


La fièvre, est un sytème de défense de l’organisme qui aide à vaincre les microbes. Faire facilement de la fièvre est donc la manifestation d’une bonne vigueur du système immunitaire.

La fièvre nous aide à combattre la maladie et l’idéal n’est pas de la faire tomber à tout prix mais de l’accompagner par différents moyens dont je vous parlerai plus tard et dans quels cas il faut consulter car elle peut devenir dangereuse pour l’organisme.

Comment fonctionne la fièvre?

Nous avons des cellules qui sont chargées de défendre notre organisme. Elles secrètent des cytokines, des substances qui leur servent à communiquer entre elles et à lutter contre l’envahisseur.

Ces cytokines peuvent aussi lancer une alerte à l’hypothalamus afin qu’il augmente la température car certains virus comme celui de la grippe et d’autres se développent moins bien à la chaleur, ce qui permet à nos cellules tueuses de nous défendre. C’est pourquoi en dessous de 39º , il n’est pas conseillé de faire tomber la fièvre. Et si nous sommes fatigués, c’est le combat qui se passe dans notre corps qui nous fatigue et non la fièvre.

Chercher à lutter contre la fièvre revient à s’opposer aux processus de défense, autrement dit à contrecarrer les efforts curatifs mis en place spontanément par le corps dans un but d’autoguérison. La fièvre n’est pas une maladie, c’est un signal d’alerte en même temps qu’une arme puissante, contre l’inflammation.

Dans quel cas faut-il rester vigilant?

Chez les enfants de moins de 2 ans , la fièvre ne doit pas dépasser 39º, car leur système de thermo-régulation n’est pas encore bien régulé.

Chez le bébé il faut être très vigilant et consulter immédiatement. Ne pas hésiter à faire appel aux urgences au moindre doute. Attention aussi avec les personnes agées qui peuvent très vite se déshydrater et chez la femme enceinte chez qui une forte fièvre peut augmenter les risques de fausse couche.

La fièvre ne doit pas non plus durer des jours, car elle indique une infection et parallèlement il faut traiter l’infection avec des remèdes naturels et dans certains cas  faire appel à un médecin.

Il faut aussi être attentif si la fièvre arrive après un séjour sous les tropiques.

Dans les autres cas, il n’y a pas lieu de s’affoler. Chez l’adulte elle devient une menace pour le coeur au delà de 40,5º. Mais il est très rare que la fièvre monte aussi haut.

Que faire en cas de fièvre?

Découvrir le malade et le placer dans une pièce entre 19 et 20 º. Lui donner régulièrement à boire chaud ou à température ambiante. Poser un linge humide sur le front et renouveler fréquemment l’opération.

L’utilisation de certaines plantes en infusion aident à lutter contre la fièvre.

L’achillée-mille feuille : ouvre les pores et favorise la transpiration, qui est censée mettre un terme à la fièvre. Infusez 10 minutes 1 cuillère à thé dans une tasse d’eau bouillante, passez et laissez refroidir. Buvez-en une tasse et, si vous ne transpirez toujours pas, prenez-en une seconde.

La fleur de sureau : favorise aussi la transpiration. Elle combat aussi les symptômes associés au rhume et à la grippe, par exemple la surproduction de mucus. Ajoutez 2 cuillères à thé dans 1 tasse d’eau bouillante et laissez infuser 15 minutes. Passez et prenez-en trois fois par jour, aussi longtemps que durera votre fièvre.

Le rhizome de gingembre : favorise aussi la transpiration. Infusez 1/2 cuillères à thé de gingembre râpé ou émincé dans 1 tasse d’eau bouillante.

Le saule : aide à lutter contre les virus tout en soulageant les maux de tête, souvent associés à la fièvre. On utilise l’écorce, les chatons (fleurs) et les feuilles de l’arbre.


Il est intéressant d’associer d’autres plantes en rapport avec le problème. Le thym à qui j’ai consacré un article récemment est la plante idéal en cas d’infection.

L’homéopathie

Elle peut être d’une aide précieuse et facile à utiliser avec les enfants (on peut faire dissoudre les granules dans de l’eau et donner à boire  tout au long de la journée).

Les remèdes intéressants sont:

Ferrum phosphoricum 7 CH , en cas de fièvre modérée

Belladonna 9 CHquand la fièvre est élevée et débute brutalement suite à un refroidissement. Le patient est agité, transpire et a soif.

Aconit Napellus 7 CH, en cas de fièvre brutale, avec soif et sans transpiration.

Apis mellifica 9 CH, en cas de fièvre élevée, brutale et sans soif.

On prend 3 granules, 5 fois par jour et on espace progressivement les prises, une fois que l’état s’améliore.

Voilà quelques conseils, mais n’oubliez pas que la fièvre est une réponse naturelle de votre corps afin de vous aider à vous défendre, il est donc dommage de vouloir la faire tomber à tout prix.

Sophie Franciosi

Naturopathe Evolutive

Recette de citrons lacto-fermentés appelés aussi  citrons confits

https://youtu.be/CS5RyKc9sdQ

Pour un bocal de 1 litre

6 citrons impérativement Bio

Du sel naturel, sans additifs

Eau de source

Un bocal à fermeture hermétique

Instructions

1- Laver les citrons

2- Les entailler dans la hauteur comme pour les couper en quartier mais sans couper les extrémités pour que les citrons restent entiers.

3- Répartir 1 cuillère à soupe de gros sel dans les 4 fentes de chaque citron

4- Tasser les citrons dans le bocal

5- Recouvrir avec l’eau bouillie refroidie ou l’eau de source

6- Si nécessaire, mettre un poids pour éviter que les citrons ne remontent à la surface. Dans tous les cas, le matériau doit être résistant au sel et à l’acidité.

7- Au bout d’une semaine, vérifier que les citrons soient entièrement recouverts de liquide, si jamais rajouter de l’eau de source.

8- Laisser fermenter pendant 3 semaines à température ambiante et à l’abri de la lumière.Il est impératif d’utiliser une sel sans additif car cela risque de faire « tourner » les citrons et de les rendre immangeables

L’eau bouillie doit être impérativement refroidie, sinon vous risquez de tuer les microbes responsables de la fermentation !

Les aliments lacto fermentés sont vivants, donc cela pétille, cela peut déborder, c’est absolument normal !

On peut ensuite les mettre au réfrigérateur (mais ce n’est pas obligatoire, puisque la fermentation permet justement une conservation hors froid )

Ces citrons se conservent très longtemps sans problème. On obtient un produit vivant, très riche en probiotiques

Avantages de la lacto fermentation :

On dit que les citrons sont lactofermentés, car placés dans du sel ou de la saumure (eau+sel),le glucose est transformé en acide lactique.

Avec la lacto fermentation vivante, vous aurez des bactéries précieuses qui favorisent l’équilibre physiologique de la flore intestinale  donc un meilleur fonctionnement des intestins ce qui favorisera un bon état de santé.
De plus, elle augmente la teneur vitaminique des aliments en créant de nouveaux nutriments : vitamines (dont de la vitamine C, des vitamines du groupe B dont la B12, de la vitamine K et de la provitamine A), minéraux et oligo-éléments et en augmentant la quantité des lactobaciles (de bonnes bactéries naturelles).

Il est impératif d’utiliser une sel sans additif car cela risque de faire « tourner » les citrons et de les rendre immangeables

L’eau bouillie doit être impérativement refroidie, sinon vous risquez de tuer les microbes responsables de la fermentation !

Comment vaincre la tendinite?

Je fréquente les salles de sport régulièrement et rencontre beaucoup de personnes se plaignant de tendinites répétitives et qui n’arrivent pas à sortir de ce cycle infernal. C’est donc pourquoi je me suis dit qu’un petit article sur ce sujet ne serait pas de trop.

Qu’est-ce que la tendinite?

La tendinite est une inflammation d’un tendon. Elle peut-être due à des mouvements violents ou répétitifs ou à un traumatisme. Elle peut aussi être d’origine dégénérative : le vieillissement des tissus entraînent une usure, voire une rupture du collagène qui constitue le tendon et il est moins élastique. On est donc plus sujet aux tendinites en avançant en âge, ce qui n’empêche pas que beaucoup de personnes jeunes en souffrent.

La tendinite se caractérise par une douleur, un gonflement et une limitation de la mobilité.

Les causes de la tendinites sont donc:

Les mouvements répétitifs et les traumatismes

Les carences en oligo-éléments et notamment en silice

Un déséquilibre acido-basique

La mauvaise évacuation de l’acide lactique lors des efforts musculaires

Que nous-dit la médecine chinoise sur les tendons?

Selon la médecine chinoise les tendons dépendent du foie,il faut donc en cas de tendinite soigner le foie. Il faut savoir que le foie est un organe très important qui gère énormément de fonctions corporelles et parfois il est fatigué et a besoin d’être relancé . Il est donc bon de faire de temps en temps des cures avec des plantes ayant une action douce sur cet organe, sans attendre d’avoir une vraie pathologie du foie : romarin, chardon marie, aubier de tilleul, desmodium…

Pourquoi prévenir et soigner les tendinites avec les médecines naturelles?

Il faut savoir qu’on peut les prévenir, je vous expliquerai cela plus tard, mais pour les soigner le naturel est toujours mieux car les anti-inflammatoires et les analgésiques ont des effets secondaires nocifs sur la santé et notamment sur le système digestif. Au fil du temps ils amènent une porosité de la barrière de l’intestin grêle et font que les molécules indésirables passent dans le sang et cela entraînent de très nombreuses pathologies.

Voyons ce que l’on peut faire si l’on est sujet aux tendinites :

Alimentation :

Il faut revoir son alimentation, car les tendinites touchent les personnes en terrain acide, c’est à dire qu’il faut consommer des aliments alcalinisants : légumes verts, pomme de terre, jus de légumes, soupe et limiter les aliments acidifiants, comme la viande rouge que l’on ne devrait pas consommer plus d’une fois par semaine ; ce qui n’empêche pas de prendre chaque jour, matin ou midi, un peu de viande blanche, des oeufs ou du poisson. Il faut un équilibre dans l’assiette entre aliments acidifiants et alcalinisants, et si malgré l’alimentation, on a tendance à avoir un terrain acide, il faut prendre des compléments alimentaires pour désacidifier.

Il faut limiter et dans certains cas même supprimer les laitages,en tout cas ceux issus du lait de vache, car les protéines du lait se digèrent mal et sont très inflammatoires ; c’est la première chose à faire dans toutes les inflammations. Un peu de fromage de chèvre et de brebis peut être consommé de temps en temps.

Boisson :

Il faut boire de l’eau de source pendant l’effort et après l’effort, l’hydratation est très importante pour la bonne santé des tendons et elle permet de drainer l’acide lactique. De toutes façons, il faut faire des efforts de façon progressive, car des efforts trop brutaux génèrent de l’acide lactique. Et il faut aussi bien respirer pendant l’effort.

Equilibre Oméga 3 – Oméga 6 :

On a tendance à consommer trop d’oméga 6 qui sont des acides gras pro-inflammatoire, présents dans tous les produits de la grande distribution : plats préparés, biscuits… sont bourrés d’oméga 6. Il faut donc privilégier les oméga 3 que l’on trouve dans l’huile de colza, dans les poissons gras et dans les noix, car ils ont une action anti-inflammatoire.

Silice et tendons :

Faire des cures de silice est très bon pour les tendons, c’est un élément indispensable aux tissus de soutien comme les tendons et les cartilages. Elle entre aussi dans la composition de l’élastine et du collagène qui est un des principaux constituants des tendons. On en trouve dans l’ortie, la prêle, on peut en trouver sous forme liquide ou en gélule, mais la forme liquide est la plus bio-disponible.

Gémmothérapie et tendinite :

Le bourgeon de Séquoia est aussi intéressant car il a une action bénéfique sur les tendons.

Huiles essentielles et tendinite :

En cas de tendinite, on peut se masser avec des Huiles essentielles et un peu d’huile végétale d’arnica ; par exemple : He de gaulthérie + He d’ eucalyptus citronus + He de genévrier :

10 gouttes de chaque dans 15 ml d’huile végétale d’arnica.

Argile verte et tendinite :

On peut aussi le soir mettre de l’argile verte Argiletz en cataplasme pendant 2 heures sur la partie douloureuse. On utilise toujours une cuillère en bois pour former la pâte d’argile, car le plus économique est de l’acheter en poudre.

Aloe vera et tendons :

L’aloe vera peut être appliquée aussi sur la zone douloureuse, mais on peut compléter par une prise orale d’un aloe vera de très bonne qualité. Son action est très anti-inflammatoire.

Soins en cabinet :

J’obtiens aussi de bons résultats en massant aux ventouses les zones douloureuses, et par la pose de ventouses sur les zones concernées.

Immunité & Expérience

Je vais toujours parler d‘immunité en vous faisant partager ma propre expérience, car je n’ai pas toujours eu l’immunité que j’ai aujourd’hui. Ce qui ne signifie pas que je n’attrape jamais rien, mais aujourd’hui quand une fois par an une rhinite commence, j’arrive en quelques jours à en venir à bout en évitant les complications, mais ça n’a pas toujours été le cas.

Dans ma jeunesse j’ai fait des études d’arts plastiques et me suis lancée dans la création de bijoux en résine que je vendais très bien : la résine est un matériau qui offre de nombreuses possibilités et a un très joli rendu, mais à 20 ans, on ne pense pas encore aux conséquences que peuvent avoir les produits toxiques tels que la résine sur sa santé. J’ai donc assez rapidement commencé à faire des rhinopharyngites qui tournaient mal, c’est à dire qu’ il n’y avait rien à faire pour arrêter le processus qui une fois engagé allait durer au mieux 15 jours et au pire 3 semaines. A l’époque mon médecin faisait de l’homéopathie, mais mes inflammations étaient tellement fortes, qu’il fallait me donner des corticoïdes, car mes symptômes étaient trop importants et je vous assure, quand on ne plus respirer, on est prêt à prendre n’importe quoi, même si on est une adepte des médecines naturelles. Très vite j’ai donc arrêté de travailler la résine, mais le mal était fait et durant des années j’ai eu régulièrement des rhinos tournant en bronchite. Puis un jour j’ai commencé à faire des pneumonies, bien sûr les antibiotiques étaient au rendez-vous.

Etant entre temps devenu Naturopathe,  j’ai cherché comment sortir de cette impasse et comment renforcer mon immunité.

J’ai d’abord changé mon Alimentation et diminué considérablement les laitages, en privilégiant chèvre et brebis, j’ai diminué le gluten et ai adopté une alimentation plus saine et mieux équilibrée.

J’ai commencé à Renforcer mon immunité, en prenant en charge mon intestin et en prenant des compléments alimentaires boostant mon immunité.                              J’ai utilisé le Bol d’air Jacquier qui permet d’améliorer la biodisponibilité de l’oxygène au sein de la cellule. C’est un appareil qui reconstitue un air enrichi en transporteurs naturels d’oxygène , ce qui se passe quand mon marche dans une forêt de pins.

J’ai commencé à avoir une Activité physique régulière. Natation et marche afin d’améliorer mes capacités respiratoires

Petit à petit mes rhinos se sont espacées et sont devenues moins violentes, mais malgré mes efforts ça a pris quelques années car j’avais développé une véritable fragilité respiratoire.

Tout cela pour vous dire qu’il y a toujours des possibilités de sortir d’un engrenage dont on ne voit pas le bout, mais cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique et on ne passe pas d’un état à un autre du jour au lendemain.

Le mieux est bien entendu de prévenir avant que la maladie s’installe et de renforcer son terrain. Une fois malade, la phytothérapie, l’aromathérapie, la gémmothérapie ne vont pas en 24 heures tout arrêter mais ça va accompagner, aider le corps à lutter et permettre de diminuer les symptômes et la durée de la maladie. Dans cette phase, il faudra prendre des doses beaucoup plus importantes si l’on veut avoir des effets, je vous renvoie aux autres articles. Et maintenant avoir un petit rhume de temps en temps fait aussi partie des choses naturelles, il faut juste éviter les complications.

Pensez à traiter votre terrain et préparez l’hiver pour le passer dans les meilleures conditions possibles.

Sophie Franciosi

Naturopathie Evolutive

Thym et Immunité

Nom commun: Thym

Nom Botanique : Thymus

Cet été j’ai fait un séjour dans les Alpes de Haute Provence et lors de mes promenades, j’ai eu la chance de cueillir du thym que j’ai fait sécher pour en avoir pour l’hiver car rien de tel qu’une tisane de thym pour se protéger des maladies hivernales. Bien sûr, on peut le cultiver au jardin mais celui qui pousse dans la nature entre les rochers, sur des sols arides est beaucoup plus puissant et donc plus efficace, mais autrement ne désespérez pas, le thym du jardin ou de l’herboristerie feront aussi l ‘affaire.

Célèbre depuis l’Antiquité pour combattre de nombreux maux, le thym est la plante incontournable pour soigner en douceur les infections hivernales notamment les problèmes ORL, mais aussi pour favoriser une bonne digestion. Utilisé frais ou sec dans l’alimentation comme en tisane, ou  sous forme d’huile essentielle, ce condiment est très polyvalent. On a tendance à ne pas lui donner l’importance qu’il devrait avoir car on le considère comme un simple condiment alors que c’est une véritable plante médicinale.

Du temps des grecs et des romains, on le faisait brûler pour purifier l’air intérieur, on le plongeait dans les bains avant de partir au combat car on l’associait à la notion de vigueur et de courage.

Quelles sont les propriétés du thym ?

Le thym a une action action antiseptique, anti-infectieuse, antispasmodique (il prévient les spasmes de l’appareil digestif) et expectorante (il dégage les voies respiratoires). Il stimule le système immunitaire et l’aide à mieux combattre les infections. C’est aussi un tonique musculaire avec une action relaxante sur le muscle.

Il est aussi antifongique donc très intéressant en cas de mycoses bucales ou digestives.

Je l’apprécie l’hiver pour ses propriétés réchauffantes et j’aime la combiner au gingembre.

Quand utiliser le thym ?

Le thym est indiqué dans la prise en charge :

Des infections bronchiques et respiratoires : toux, congestions nasales (rhumes). Il fluidifie les sécrétions et permet de mieux les évacuer.

Des troubles digestifs (digestions difficiles, ballonnements, nausées, douleurs abdominales, flatulences). Il soulage grâce à ses principes amers.
Des infections d’origine bactérienne ou fongique (mycoses).

Des maladies de la peau (acné, eczéma, herpès, varicelle) des affections de la bouche (aphtes, gingivites)

Des petites plaies, des démangeaisons et des piqûres d’insectes.

Le thym contient du thymol, une molécule qui permet de prévenir les thromboses (caillots sanguins) et les maladies cardiovasculaires.

Mais il peut être utilisé simplement pour son action générale sur l’immunité.

Comment l’utiliser?

En cuisine , sous sa forme fraîche. Il accompagne merveilleusement les oeufs brouillés, les omelettes, les pommes de terre, mais aussi les marinades qu’il protège de surcroit grâce à son pouvoir bactéricide.

En usage interne sous forme de tisane, laisser infuser 10 minutes, 20 g de sommités fleuries séchés dans 1 litre d’eau bouillante. Prendre 3 tasses par jour ou plus. On peut l’agrémenter de citron ou le combiner avec du rhizome de gingembre.

En usage externe, sous forme de teinture mère, 1c à café mélangée à 3 cuillères d’eau permettra de désinfecter une plaie .

Il peut s’utiliser aussi sous la forme d’ huile essentielle mais attention il existe plusieurs chémotypes de thym . Celui que je conseille qui est sans danger et peut-être utiliser chez l’enfant dès 5 ans est le thym à linalol. On peut mettre quelques gouttes dans de l’eau chaude et faire des inhalations .

Ou bien on peut en mélanger 5 gouttes dans un peu d’huile végétale et se frictionner le torse avec. Les synergies avec d’autres huiles essentielles comme le tea tree, l’eucalyptus radiata renforcera son action. Je rappelle que par mesure de précaution , on n’utilise aucune huile essentielle les 3 premiers mois de grossesse, ensuite le thym à linalol peut être utilisé dilué et chez l’enfant dès 5 ans.

L’huile essentielle de thym est aussi efficace contre les staphylocoques et les streptocoques.

On pourra s’en servir pour désinfecter les surfaces de la maison qui en ont besoin et ainsi éviter les produits ménagers chimiques qui ne respectent pas l’environnement. L’idéal serait de le mélanger avec de l’HE de tea tree et de l’HE de citron.: 5 gouttes de chaque diluée dans 500 ml d’eau tiède.

J’espère que cet article vous sera utile et qu’il fera vous fera apprécier le thym.

Sophie Franciosi                                                                                              Naturopathie Evolutive

Immunité et Echinacée

Bonjour à tous, en ce début novembre, je vais continuer à vous parler d’immunité et des plantes qui peuvent vous aider. Lors de mon dernier article je vous ai parlé de l‘Astragale de Chine, grande plante de l’immunité et de la prévention. Aujourd’hui je vais vous parler de l‘Echinacée et voir ce qui différencie ces deux plantes.
On trouve beaucoup d’articles parlant de l’Echinacée purpura comme de la grande plante de l’immunité qui va servir à prévenir et guérir tous les maux de l’hiver, en fait elle est souvent mal utilisée et c’est un peu plus complexe.
Je vais donc voir avec vous ses avantages, quand et comment l’utiliser.
Un peu d’histoire: C’est une plante qui nous vient d’Amérique du Nord, très utilisée notamment par les indiens Cheyennes. Ils s’en servaient pour soigner les infections respiratoires, les angines, les douleurs dentaires, et même les morsures de serpent ou d’araignée. Elle était considérée comme un remède miracle. Elle s’est fait connaître chez nous dans les années 1800. Tout d’abord aux Etats unis ou les amérindiens transmirent leur savoir à un médecin qui ensuite transmit à d’autres.
Il y a différents échinacées: l’ augustifolia, le palida et le purpurea, le dernier est le plus utilisé sur le marché mais les trois formes sont valables et peuvent pour les jardiniers se cultiver.
C’est une plante qui fait merveille non pas pour stimuler le système immunitaire d’une personne qui veut juste éviter les rhumes et petits inconvénients de l’hiver, mais elle s’adresse à ceux qui ont un système immunitaire faible avec peu de globules blancs, en gros aux personnes qui tombent souvent malades, qui sont fatigués, épuisés, qui ont trop de travail, des soucis familiaux, personnels…
Là , elle sera intéresante en prévention, autrement l’Astragale sera beaucoup mieux adaptée.
Ou bien, elle peut faire merveille si elle est prise au début d’une infection : bronchite, sinusite, grippe, mais on ne l’utilisera pas pour un rhume.
Dans le cas d’une véritable infection, elle va stimuler le système immunitaire, il y aura plus de globules blancs et ils seront plus puissants. De plus elle permettra un bon nettoyage à travers une stimulation du système lymphatique.
Sous quelle forme la prendre et quellle posologie?
On a besoin d’un dose forte et les extraits secs ou gélules sont sous dosés donc on n’obtient pas les résultats escomptés.
On va donc l’utiliser sous forme de teinture mère de racine fraîche, à défaut du coeur de la plante et des graines. Il faudra prendre ½ à 1 cuillère à café 5 fois par jour. ( entre 12 et 25 ml). Ce qui fait une quantité assez importante.
En prévention pour les cas cités plus haut, 1 cuillère à café, 2 fois par jour pendant 3 semaines .
On ne l’utilisera pas dans le cas de maladie auto-immune car elle stimulerai le système immunitaire qui déjà s’est emballé, donc mieux faut l’éviter.
Elle peut être utilisée sur de longues périodes sans aucun problème.
J’espère que cet article vous éclairera sur cette plante
Sophie Franciosi / Naturopathie évolutive

Immunité et Astragale

Chers lecteurs, dans mon article précédent j’ai insisté sur l’importance du terrain et notamment du microbiote. Je rappelle que 80 % de votre immunité est dans votre intestin, donc ne le négligez pas.

Aujourd’hui je vais vous donner quelques pistes supplémentaires pour booster votre immunité dans cette période charnière où les premiers froids commencent à se manifester, et où le changement horaire nous rend plus vulnérable aux maladies saisonnières.

Je vous rappelle que pour booster votre système immunitaire certains points sont très importants à savoir : une bonne hygiène de vie avec une alimentation saine, un sommeil de qualité, une pratique sportive régulière, une pensée positive. Et soyez à l’écoute des messages que vous envoie votre corps. La phytothérapie peut aussi être un soutien pour renforcer.

Je voulais vous présenter une plante : l’Astragale de Chine, plante adaptogène très intéressante dans la prévention. On utilise la racine, qui aide à soutenir le système immunitaire, protège le foie et le coeur.

On l’utilise beaucoup en médecine chinoise car c’est un tonique du QI (énergie) de la rate et du QI du poumon.

En temps que tonique de la rate, elle sera utile pour mieux transformer les aliments, donc pour améliorer la digestion ; et ensuite cette énergie monte aux poumons et soutient le système en général. Si la rate manque d’énergie, on digère mal ; et si on digère mal, l’immunité étant dans les intestins, on ne peut pas être en bonne santé. La racine d’Astragale est donc bien un tonique de la Rate. Elle apporte l’énergie, augmente l’appétit et améliore la digestion.

Et en tant que tonique des poumons, elle est utile pour lutter contre les rhumes et les grippes, et pour ceux qui ont des difficultés respiratoires comme l’asthme, ou ceux quí transpirent trop ou pas assez.

En prévention, il peut être intéressant de l’associer au champignon Reishi.

La racine d’astragale est considérée comme adaptogène. Elle aide à reconstruire et rétablir la santé générale du corps. Elle est utilisée chez ceux qui souffrent d’épuisement des surrénales et qui souffrent de fatigue chronique, elle est donc intéressante pour les personnes épuisées qui attrapent facilement des rhumes ou grippes.

En tant qu’immuno-modulatrice, elle aide à rétablir l’équilibre du système immunitaire, ce qui fait baisser la fréquence et l’intensité des allergies.

C’est une plante qui a beaucoup d’atouts, des études montrent qu’elles aident les personnes ayant un cancer et qu’elle est très anti-oxydante. Elle améliore également la fonction cardiaque.

Comment l’utiliser ?

On peut l’utiliser en décoction 20 à 30 g de racine par litre. Sa saveur douce fait que l’on peut la faire mijoter dans des plats pendant 1h à 1h30, on retire ensuite la racine trop fibreuse .

On la trouve aussi sous forme de teinture mère, 40 à 80 gouttes et 3 fois par jour.

On la trouve aussi sous forme de gélules mais les dosages sont plus faibles. Le mieux et de l’acheter dans une herboristerie en racine coupée et de l’utiliser dans la cuisine, ou de la boire en décoction.

Sophie Franciosi                                                                                                                  Coach en Naturopathie évolutive

Immunité et terrain “Le microbe n’est rien , le terrain est tout”

Béchamp et Pasteur contemporains s’opposèrent farouchement pour défendre leurs théories bactériennes devant les milieux scientifiques de l’époque.

Pour Pasteur toute maladie infectieuse était causée par des micro-organismes extérieurs. Béchamp lui voyait une origine interne. Béchamp avait donc raison lorsqu’il affirmait : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ».

Effectivement des personnes en relation avec les mêmes bactéries ou virus développent ou pas une maladie infectieuse. Quel est donc ce qui fait la différence? Eh bien notre terrain.

Eh oui , notre terrain est la clé de notre immunité et ce terrain est interdépendant de notre santé intestinale.

Notre intestin n’a pas qu’une fonction digestive, il est aussi notre premier organe de défense immunitaire et représente 80 % de notre immunité. C’est à dire qu’il nous protège des agresseurs ( virus, bactéries) et cela grâce à un écosystème complexe.

Tout d’abord notre flore digestive avec nos 100 000 milliards de bactéries qui collaborent. Nous avons 100 fois plus de bactéries que de cellules. Ces bactéries en équilibre facilitent la digestion, permettent de répondre aux agressions et ont encore beaucoup d’autres fonctions.

Ensuite notre muqueuse digestive , 150 m2 d’intestin grêle qui ne doit laisser passer que les nutriments nécessaires pour assurer nos fonctions métaboliques et énergétiques. Tout autre substance posera problème et une muqueuse perméable entraînera un “lucky get syndrom” avec toutes les pathologies qui en découlent. Il faut savoir que les déséquilibres alimentaires, le stress chroniques et certaines substances comme les pesticides, fongicides, antibiotiques , anti-inflammatoires endommagent cette muqueuse. Quand ce système n’est pas au top, l’organisme réagit en créant des anticorps pour lutter contre ces substances qui ont traversé la barrière intestinale et il s’en suit une réaction inflammatoire qui se déclanche soit dans l’intestin , soit à distance en créant des allergies, des cystites, des intolérences alimentaires, des infections de tout ordre et même de la dépression. D’ailleurs toute maladie auto-immune est en relation avec une perméabilité intestinale.

Que faire alors?

Pour un système intestinal optimal , l’alimentation est très importante mais il faut aussi veiller à ne pas avoir un terrain acide. Il faut se débarasser des parasitoses: vers et candidose, apporter des pré et des probiotiques, sous forme alimentaire et parfois en compléments alimentaires. Les actibiotiques, spécialités du laboratoire Parinat sont très intéressants car ils permettent à nos propres bactéries de se développer et en dernier lieu il est capital si la muqueuse est endommagée de la réparer avec de la Glutamine, et n’oublions pas a vitamine D qui a une action sur notre immunité et sur les jonctions sérrées de l’intestin.

Voilà quelques pistes pour une meilleure immunité et mieux traverser l’hiver.

Cependant, la consultation avec un naturopathe qui effectue après une anamnèse un bilan permet de mieux cibler votre besoin et de mieux vous orienter.

Sophie Franciosi

Naturopathe

Cracottes sarrasin & amandes

Je vais partager avec vous une recette de cracottes sans gluten et très simples qui se conservent facilement dans une boîte hermétique.

Ingrédients pour 8 à 10 craquottes
  • 70 g de farine de sarrasin
  • 50 g de poudre d’amande
  • 1 c à soupe de graines de lin
  • 1 pincée de sel
  • 1 c à café de thym ou herbes de provence
  • 8 cl d’eau
Recette
  • Moudre les graines de lin. Mélanger tous les ingrédients. Laisser reposer 1 H.
  • Etaler la pâte sur une plaque recouverte de papier cuisson en un rectangle de 2 à 3 mm d’épaisseur.
  • Enfourner à 180 degré pendant 20 minutes.
  • Laisser refroidir 10 minutes et découper les craquettes avec la pointe d’un couteau.

 

Recette de pain sans gluten


Je voulais vous faire partager une recette délicieuse de pain. C’est un pain dense, un peu comme un gâteau.

Pour un gros pain

Temps de préparation : 15 min
Temps de cuisson : 45 min

Ingrédients:

  • 130 g de farine de sarrasin
  • 70 g de farine de riz
  • 70 g de farine de teff
  • 120 g de poudre d’amende ou de noix de cajou
  • 70 g d’arrowroot ou autre fécule
  • 4 c à s de graines de chia moulues
  • 2 c à s d’huile d’olive
  • 2 c à s de miel
  • 1 sachet de levure boulangère
  • 2 c à s  de vinaigre de cidre
  • 1 cà c de bicarbonate de soude
  • 1 pincée de sel
  • 500 ml d’eau tiède

Recette

1/ Mélanger dans un saladier les farines, la poudre d’amande ou de cajou, l’arrow-root, les graines de lin, le sel et le bicarbonate.

2/ Verser dans un autre bol, l’eau, le miel et la levure.

3/ Ajouter l’huile et les graines de chia, mélanger un peu et attendre 5 min.

4/ Verser le liquide et le sec dans un mixeur. Mixer en ajoutant le vinaigre de cidre.

5/ Verser la pâte dans un grand  moule à cake huilé. Recouvrir d’un film ou d’un torchon et laisser reposer 1 h

6/ Retirer le film et enfourner 45 min à 190 degré C, en ajoutant un récipient d’eau en bas du four.

7/ Laisser refroidir  au moins 1 h. Se conserve 4 jours.